Editorial
Le Collège lieu de vie...
Milieu de vie...
Il est des coutumes rassurantes, sécurisantes et apaisantes. La sortie d’un nouveau Phénix de Melkart en est une. Chaque année, au début des grandes vacances de l’été, les élèves, leurs parents, ainsi que les nombreux amis du Collège, retracent le fil des jours de l’année scolaire écoulée en se rappelant les différentes situations qui peuvent les concerner
ou les diverses autres actualités de la vie du Collège. L’équipe pédagogique, quant à elle, dresse un bilan des actions entreprises, se remet en question, se projette dans l’avenir et met en place les actions à entreprendre à la rentrée prochaine, afin d’améliorer les performances pour mieux répondre aux besoins des élèves.
En ce début du nouveau millénaire, avec cette poussée effrénée des nouvelles technologies de communication, les métiers de l’éducation et de l’enseignement sont devenus très difficiles. L’approche éducative de la famille et de l’école devrait accompagner l’évolution des jeunes et de leurs motivations. Nous ne pouvons plus nous contenter de leçons de morale seulement pour aiguiser leur intérêt et développer en eux le sens de la responsabilité. Le « métier » d’élève est certainement à réinventer et à réorienter.
Le Collège, qui se veut depuis toujours un lieu de vie, un creuset où se mêlent et se fondent toutes les sensibilités, s’est transformé, au fil des années, en un réel milieu de vie pour ces jeunes en quête de développement serein. Notre option première, en éducation, a toujours été de rendre ce milieu de vie propice à l’épanouissement de la personnalité de chaque enfant qui nous est confié, propice aussi au développement général de ses apprentissages et de ses acquis.
Cette option s’est reflétée d’abord dans l’écoute de nos enfants et la qualité attentive et efficace de cette écoute. Très souvent, il suffit de savoir écouter un enfant ou un jeune, pour enclencher une forme de dialogue et d’échange très constructifs, menant à la résolution des problèmes qui se posent. Il est évident qu’en éducation, un dialogue entre un adulte et un enfant a des limites. Tout l’art éducatif réside dans la souplesse ferme ou la fermeté souple d’un tel dialogue. C’est là l’essence même d’un milieu de vie.
Je profite de cette occasion pour lancer un vibrant et pressant appel à tous les responsables d’éducation dans notre pays, départements gouvernementaux ou associations civiles, afin de revoir l’éducation au Liban en tête des priorités et notre pays redevenir un milieu de vie favorable au développement de notre jeunesse.
À tous les jeunes et moins jeunes, excellentes vacances !
Angèle Moussallem
Directrice