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Le Phénix de Melkart Numéro 1
Le Phénix de Melkart 2002-2003  Editorial 

  L’éducation, quel noble métier !

  De toutes les entreprises humaines, celle qui est la plus   attachante et la plus motivante, c’est bien l’éducation.

  Elle est délicate, c’est vrai et nécessite persévérance et   dévouement. C’est pourquoi elle présente de l’intérêt pour les   uns plus que pour les autres.
  
  L’éducateur est souvent conscient de la spécificité de son   activité professionnelle et celle-ci finit par envelopper toute sa   vie et par la modeler en fonction des exigences de son métier   et des attentes des jeunes élèves.
  L’éducateur a en permanence un double-souci : celui d’être au   faîte du savoir et du progrès et celui de transmettre ses

connaissances aux nouvelles générations. Cela suppose un savoir-faire. Il s’agit de la pédagogie et de la didactique parce que l’essentiel de l’éducation n’est pas la transmission quantitative d’informations, mais la formation des capacités intellectuelles et spirituelles d’un être humain. Ainsi cela contribue à l’émergence de la personnalité singulière de chaque élève dans son autonomie et sa pleine liberté.
Dans cette phase de la vie nationale, l’éducation s’avère être une activité extrêmement importante en raison des enjeux actuels et parce qu’elle doit poursuivre ces trois finalités essentielles en même temps :

1 – Une finalité éthique dans la mesure où elle est censée doter les élèves des valeurs morales les plus fondamentales qui devraient constituer un noyau dur, un axe qui structure leurs comportements, leurs choix et leurs opinions à la fois dans leur vie professionnelle et personnelle. C’est une tâche bien difficile dans un après-guerre mais elle n’en est que plus indispensable.

2 – Une finalité patriotique puisque l’éducation scolaire est un maillon essentiel dans la chaîne des rapports sociaux qui forme à la citoyenneté. Au Liban, l’école qui accueille des libanais de toutes les régions du pays assure un climat de convivialité, d’échanges, d’amitié dans le respect mutuel des uns et des autres. Elle contribue très certainement à développer en chaque élève une fierté appuyée sur le respect des différences et des libertés. A Melkart, éducateurs et élèves vivent cela au quotidien.

3 – Une finalité humaine et quelque peu universaliste car en définitive l’éducation ne peut être qu’humaniste, articulée autour des valeurs universelles qui sont énoncées d’ailleurs dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme dont l’humanité a fêté récemment le cinquantenaire.

N’est ce pas au seuil du troisième millénaire que le monde est devenu un village planétaire ? Les élèves aujourd’hui doivent donc être formés à l’ouverture, à la tolérance, à l’échange et à la communication aux dimensions de toute la planète.

L’on voit bien que ces trois finalités rendent l’éducation tâche complexe, porteuse et prometteuse. Cela ne la rend que plus noble et plus passionnante.
En ces quelques lignes, j’ai retracé des idées qui reviennent fréquemment dans les débats entre éducateurs et enseignants au Collège Melkart. Je dois toutefois préciser que ces missions dévolues à l’enseignement scolaire s’expriment bien dans le profil du phénix qui est le nom porté par la présente revue du Collège.
Le Phénix est cet oiseau rare qui vole bien haut mais qui embrasse de ses ailes toute la terre. Il est liberté, fierté, ouverture, compréhension et idéalisme. N’est ce pas la meilleure image de l’éducateur face au monde, face à ses élèves ?
C’est bien vrai, il n’y a pas métier plus noble et plus riche en soi que celui de l’éducateur et le Phénix traduit bien cette richesse et cette noblesse.
Puisse ce premier numéro du Phénix de Melkart en témoigner…

La Directrice
Angèle Moussallem


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